Cat Stevens / Yusuf a fait voyager Forest National

En cette période mouvementée sur le rail belge, un train très particulier était attendu en ce dimanche 9 novembre à Forest National : Le Peace Train de Yusuf Islam, plus connu sous le nom de Cat Stevens.

Les voyageurs furent nombreux à s’être donné rendez-vous à Forest National ( dans sa version club ), sans pour autant parvenir à remplir totalement les gradins de la mythique salle bruxelloise.
Une fois confortablement  installés, ils purent admirer les magnifiques décors installés sur la scène : une reconstitution presque grandeur nature d’une vieille gare américaine, avec en arrière plan une magnifique fresque représentant un paysage digne d’un bon western américain. Petit détail qui fait la différence : une pancarte  » Brussels  » était installée à coté de la gare.

En l’absence de première partie, Cat Stevens fit son entrée sous les coups de 20 heures, accompagné par son groupe, dont la tenue était parfaitement en accord avec le décor planté sur la scène.
Le voyage commença sobrement Par Peace Train Blues et The Wind. Ces deux morceaux rassurèrent le public : Yusuf Islam n’avait en rien perdu de sa magnifique voix qui enchante le public depuis plus de 40 ans.  S’en suivit ce qui constitue sans doute le plus grand succès de Cat Stevens : Wild World, repris en choeur par tout le public.

Si le chanteur pouvait sembler assez distant au début du concert, cette impression se dissipa rapidement lorsque celui-ci commença à sortir ses premières petites pointes d’humour.
Cat Stevens prit  également la peine de présenter quasi chaque morceau. Un sacré travail, lorsqu’on sait que le chanteur en interpréta pas moins de 33 ce soir là.

Une setlist assez gigantesque, qui s’explique par la relative brièveté  de ses chansons. Setlist immense donc, mais aussi très variée, Yusuf passant son temps entre nouveautés, vieux succès et morceaux un peu oubliés par le grand public.
A propos de nouveautés, celles-ci s’intégrèrent parfaitement dans le show de l’artiste. Je ne peux d’ailleurs que vous conseiller de jeter une oreille attentive aux derniers opus de Yussuf Islam, tant ceux-ci sont riches, variés et intéressants. Parmi les morceaux récents joués,  I Was raised in Babylon, Roadsinger et Tell ’em I’m Gone m’ont particulièrement plu.

Cat Stevens prit également un malin plaisir à incorporer dans son spectacle des reprises de chansons qui lui tenaient à coeur : des Beatles, en passant par Procol Harum, Ray Charles ou encore Edgard Winter, nombreux furent les artistes à qui Cat rendit hommage. L’artiste plaisanta même  en indiquant qu’il allait interpréter Know your Ennemy de… GreenDay, chose qu’il ne fit évidemment pas. A la demande d’un fan insistant, l’artiste prit même la peine d’intérpréter un morceau qu’il n’avait plus joué en live depuis plus de 8 ans : Maybe you’re right. Qui a dit que le vieux philosophe de 66 ans n’était plus à l’écoute de son public?

Les 33 morceaux joués ce soir là montrèrent toute la diversité de l’oeuvre  du chanteur. Du folk, du blues, du rock, des ballade somptueuses ( aaah, ce Sad Lisa , quelle merveille ) enchantèrent les oreilles du public.  Bien entendu, la grande majorité des classiques de l’artiste furent de la partie, comme entre autre Peace Train, Father and Son, Moonshadow ou encore Trouble qui clôtura cette bien soirée, longue de 2h45.  La principale absente de cette soirée fut sans doute Lady D’Arbanville mais l’artiste a sans doute ses raisons pour ne plus l’interpréter.

A voir les mines réjouies autour de moi, je pense pouvoir dire que je ne fus pas le seul à avoir été conquis par la prestation de Yusuf.  Ses chansons, que l’on pourrait qualifier de petites fables, font encore mouche en 2014 et constituent encore aujourd’hui, un véritable bol d’air frais pour tout amateur de musique.

Espérons que le train de la paix reviendra très vite dans notre petit pays, sans retard ni grève sauvage pour l’en empêcher.

Julien Sterckx
A propos Julien Sterckx 125 Articles
Mais tu dis Que le bonheur est irréductible Et je dis Et il dit Que ton espoir n´est pas si désespéré A condition d´analyser Que l´absolu ne doit pas être Annihiler Par l´illusoire précarité De nos amours Destitué(e)s Et vice et versa

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