BSF 2018 – Jour 5 : Thirty Seconds To Mars a clos cette 17ème édition

Après quatre jours riches en émotions diverses, le Brussels Summer Festival 2018 s’apprêtait hier à sonner la fin de la récréation estivale. Il faut dire que cette dix-septième édition aura tenu toutes ses promesses et, à l’heure du démontage, on peut aisément affirmer qu’elle était qualitativement meilleure que la précédente. Programmation plus cohérente, artistes mieux choisis et un savant mélange des genres ont contribué à redonner un coup de jeune au festival bruxellois.

À ce titre, la soirée du samedi annonçait la fin du bal, un final en apothéose puisque la tête d’affiche Thirty Seconds To Mars se produisait sur la Place des Palais. Groupies, drapeaux 30STM, bonnets roses, ambiance chaleureuse et météo clémente, tout était au rendez-vous pour passer un bon moment… sauf peut-être le spectacle.

Thirty Seconds To Mars, les frères Leto n’ont pas décroché la lune

Alors que les clubbers se remettaient de leurs jump endiablés sur les sons du duo Ofenbach et que les fans d’Arsenal quittaient peu à peu la Place des Palais, c’était au tour de la tête d’affiche du BSF 2018, Thirty Seconds To Mars, de faire son entrée sur scène. Drapeaux à la main et t-shirts floqués à l’effigie de l’acteur oscarisé, les groupies de Jared Leto étaient assurément au rendez-vous.

Et nul doute que les fans furent satisfaits de leur soirée. En effet, les frères Leto ont égrainé un à un les morceaux de leur dernier album America, agrémentant ci et là la prestation de solos de batterie particulièrement impressionnants. Une majeure partie du public – celle présente aux premiers rangs – était conquise, l’autre beaucoup moins.

De fait, si Thirty Seconds To Mars proposait des morceaux indéniablement bons et entraînants, force est de constater que leur concert s’apparentait à tout, sauf à un show de grande envergure. Premièrement, difficile de passer outre les sonorités pré-enregistrées laissant Shannon Leto bien seul face au public, si ce n’est un bassiste tapis dans l’ombre de la scène. Ensuite, passés les jeux de lumières classiques, le spectacle visuel n’était pas à la hauteur de l’évènement. C’est bien simple, rien ne ressortait de la scène, laissant aux spectateurs la seule et maigre dimension de l’artiste, au demeurant bien mal mis en valeur. Et on vous épargnera les monologues interminables de l’intéressé.

Bref, pour un dernier concert au BSF, on s’attendait à mieux. Mais grâce à Shaka Ponk et beaucoup d’autres, on reviendra l’an prochain !

 

Matthieu Matthys
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Omniscient avorté, avide de nouveautés et en recherche perpétuelle du pourquoi du comment, je suis fondateur, directeur de publication et responsable cinéma du Suricate Magazine.