BSF 2017 – Jour 6 : la déclaration d’amour d’Henri PFR à sa ville

Si la soirée du jeudi au BSF 2017 avait été morose suite aux mauvaises conditions climatiques, celle du vendredi aura été grandiose. Et pour cause, en programmant en fin de semaine quatre DJ à la mode – dont deux locaux -, les organisateurs du Brussels Summer Festival ont frappé fort et juste. Du genvalois Alex Germys au bruxellois Henri PFR, en passant par les français Krono et Teemid, il était difficile de rester immobile et insensible face à une explosion de sonorités electro-house.

Teemid, la machine à covers

Alors que la variété française se fêtait dignement dans les travées de La Madeleine avec Jil Caplan, Krono enflammait l’Orange Stage et galvanisait les foules, déjà bien lancées par le set énergique d’Alex Germys une heure auparavant.

De bon augure pour la suite, puisque dès l’arrivée sur scène de Teemid, l’assistance était déjà gonflée à bloc et prête à jumper sur les covers du DJ français. Trois morceaux ont particulièrement enchanté le public, à savoir les remix de Right here, Right now de Fatboy Slim, Hit the Road Jack ! de Percy Mayfield et bien entendu, l’incontournable Crazy de Gnarls Barkley, reprise qui a rendu Teemid célèbre.

Seule ombre au tableau – mais qui n’aura pas vraiment marqué les festivaliers -, l’absence très nette d’interaction du DJ avec son public. Celui-ci se contentant de quelques dodelinements pour faire acte de présence.

Henri PFR, « Je suis Bruxellois ! Et putain, Bruxelles c’est beau ! »

Sur les coups de 23h30, c’était au tour du phénomène de la scène electro-house belge de faire son entrée sur l’Orange Stage du Mont des Arts. Jeune, énergique, talentueux et visiblement heureux d’être là, Henri PFR a sans aucun doute marqué le BSF 2017 de son empreinte. De fait, quelques semaines après avoir électrisé Tomorrowland, le Bruxellois a fait un retour remarqué dans sa ville. Filiation qu’il ne manqua pas de souligner en une phrase : « Je m’appelle Henri PFR ! Je suis Bruxellois ! Et putain, Bruxelles c’est beau ! ». Il n’en fallait pas plus pour que le public se déchaîne et transforme la Place de l’Albertine en un gigantesque dancefloor.

Jets de fumée et effets lumineux ajoutaient encore un grain de folie à la fête qui se terminera une heure plus tard par une séance de selfies. Henri PFR a assurément conquis sa ville et le coeur de ses habitants, le tout sous le regard bienveillant de la reine Elisabeth de Bavière qui, pour le coup, a probablement détourné le regard vers la gauche.

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Matthieu Matthys
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, omniscient avorté, avide de nouveautés et en recherche perpétuelle du pourquoi du comment, je suis fondateur, directeur de publication et responsable cinéma du Suricate Magazine.