[BIFFF 2019 : Jour 1] Chat alors, Pet Sematary est un remake réussi !

Cette première blague vaseuse du BIFFF est sponsorisée par PETA. Pour une Ethique dans le Truandage des Animaux. Eh oui, le mot truandage existe bel et bien dans le dictionnaire. Vous êtes de la police ? Non, alors on la ferme ! 

Cette fois ça y est, après en avoir rêvé dans des songes à l’érotisme parfois dérangeant et scabreux, le jour est arrivé: c’est le retour du BIFFF. Et au Suricate, on a l’habitude de vous dire la vérité, toute la vérité et rien que la vérité. Surtout pendant le BIFFF. Alors autant commencer maintenant. Oui, nous n’avons pas assisté au spectacle d’ouverture parce que nous étions encore au bar en train de descendre des Trolls. Voilà, c’est dit. Encore une fois, vous êtes de la police ? Alors on se calme bordel ! Heureusement, nous avons tout de même assisté au film d’ouverture, c’était quand même le plus important ! 

Au menu de cette ouverture de la 37e édition du BIFFF : Pet Sematary de Dennis Widmyer et Kevin Kölsch. Bien sûr, Pet Sematary c’est avant tout un véritable chef d’oeuvre de Stephen King mais c’est aussi une adaptation cinématographique culte en 1989 qui a marqué toute une génération. Une histoire entrée dans la culture populaire de cimetière indien dans lequel on enterre les choses mortes pour qu’elles reviennent à la vie. D’ailleurs, si quelqu’un pouvait y enterrer la carrière politique d’Elio Di Rupo, ce serait lui rendre un grand service, merci. Seul petit bémol: les êtres revenus d’entre les morts montrent une grande agressivité et une propension à vouloir poignarder tout le monde. Alors quand Louis y enterre Church, le matou de sa petite fille, vous vous doutez bien que tout va partir en couille très vite. Non seulement la sale bestiole est plus agressive qu’un rappeur français à l’aéroport d’Orly mais elle provoque également la mort de sa petite fille Ellie (CAMION !!!) et non de son fils Gage comme dans le roman et le premier film. Qu’à cela ne tienne, des changements dans un remake c’est comme un petit doigt bien placé pendant une fellation: il faut tester avant de dire si on aime ou pas. Et comme une idée de merde ne vient jamais seule, Louis décide bien sûr d’enterrer sa fille dans le cimetière indien. 

Si le film tranche parfois résolument avec son illustre prédécesseur, il garde la même ambiance brumeuse et angoissante. Avec néanmoins des adaptations au goût du jour comme une violence frontale plus présente et plus de moments angoissants. Histoire de garder le spectateur tendu comme un string durant 1h30. En un mot comme en cent, le film est le reflet du cinéma d’horreur actuel comme celui de 1989 l’était pour le cinéma d’horreur de l’époque. Alors bien sûr, il ne révolutionnera pas le genre mais la nouvelle trame tient la route, les changements apportés déplairont aux puristes en carton mais sont au final les bienvenus afin d’apporter de la variation à une histoire déjà connue de tous. De toute façon, un puriste n’est pas définition jamais content quand on touche à une oeuvre qu’il a appréciée.

Ce BIFFF commence déjà donc bien fort puisqu’aujourd’hui, ce sera au tour d’Iron Sky 2 d’enflammer le festival pour une séance qui s’annonce déjà historique ! Vive le BIFFF, le meilleur festival du monde.

Olivier Eggermont
A propos Olivier Eggermont 59 Articles
Journaliste du Suricate Magazine