Bauer : Eyes fully open

Voilà longtemps que les hollandais de Bauer n’avaient plus rien sorti. Depuis l’album The Bauer Melody of 2006 sur lequel le duo s’était entouré des musiciens du Metropole Orkest, les membres du groupe s’étaient fait discrets.

Après dix ans d’absence, la sortie de ce nouvel opus, Eyes Fully Open, était donc fortement attendue par les fans.

C’est cependant seul que Berend Dubbe a choisi de revenir, laissant de côté sa partenaire Sonja van Hamel. Malgré cela, le moins que l’on puisse dire est que le résultat est excellent !

Porté par le single The Alchemist, première piste de l’album, cette nouvelle production s’avère belle et complexe. Les mélodies sont ciselées, la voix maîtrisée, les arrangements musicaux d’une richesse extraordinaire.

Si le qualificatif de « pop orchestrale » aurait de quoi rebuter certains auditeurs, il faut pouvoir passer outre cette catégorisation, car ce nouvel album est capable de surprendre en faisant écho à bien des choses. La voix de Berend Dubbe d’abord, à mi-chemin entre Daan et Jonathan Meiburg, leader du groupe Shearwater. À la fois grave et lyrique, cette voix parfaitement accordée à la musique traverse l’entièreté des dix pistes de l’album sans jamais faiblir.

En un sens, c’est peut-être là que se trouve l’un des rares défauts de l’album, car on distingue finalement peu de variations et cette voix est alors susceptible de vite rebuter certains auditeurs. Mais cela est bien entendu une question d’appréciation personnelle, tout en étant un trait inhérent au style du groupe !

Certains morceaux rappellent également d’autres groupes tels que Midlake (notamment sur les morceaux Under the L et Waterfall) ou le célèbre Alan Parsons Project (par exemple sur Night Train ou encore Evergreen). On saluera encore la présence de certaines envolées guitaristiques très soignées qui finissent de donner corps au disque tout entier (les arpèges de Waterfall notamment, qui ne sont pas sans rappeler le crescendo de Since I’ve been loving you de Led Zeppelin).

Eyes Fully Open s’avère au final être un album maîtrisé et homogène d’un bout à l’autre, bénéficiant d’une production magnifique ! Bauer signe ainsi un retour en force qui laisse espérer le meilleur pour la suite.

 

Alexandre Alvarez
A propos Alexandre Alvarez 134 Articles
Journaliste du Suricate Magazine

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